il s'agit de la suite de l'article précédent de Meg histoire pour d'étancher votre culture peronnelle (je parle pour ces messieurs) :
Les Sex-Symbols 
Ne se refusant jamais une partie de plaisir, les
animateurs ont parfois quitté l'image d'une Blanche-Neige un peu
trop naïve et sainte-nitouche pour s'attarder sur des héroïnes
flirtant avec les plus grands fantasmes masculins.
Ainsi est née en 1953
(déjà !) la fée Clochette qui allait devenir l'une des
grandes icônes de Disney (avec le Mickey en Apprenti-Sorcier).
Clochette n'a rien à voir avec ses contemporaines puisqu'elle a
les cheveux en bataille et revêt surtout une robe décolletée
et très très courte qui lui arrive au dessus des cuisses !

En 1989 dans "Qui veut la peau de Roger
Rabbit", Jessica incarne et demeure aujourd'hui encore le
plus gros fantasme masculin que le monde de l'animation ai jamais
connu. Comprenez, une héroïne au postérieur et aux seins
sur-développés avec une imposante chevelure rousse qui vient
obstruer son regard de braise tandis que sa robe d'entraîneuse
laisse entrevoir ses magnifiques hanches !!! MAMA-MIA !!!
La même année (en 1989 donc),
Disney donne naissance à une autre rousse bien peu vêtue
puisqu'elle porte en tout et pour tout 2 coquillages : Ariel
la Petite Sirène.
Rôle secondaire mais assez
marquant dans l'histoire de Disney, Plumette est une femme de
chambre dans la Belle et la Bête que Marc DORCEL lui-même
n'aurait pas renié. La mademoiselle en question est sexy
(décolleté SVP) et adore prendre du bon temps derrière les
rideaux avec Lumière... no comment...
En 2001, la sulfureuse Helga Sinclair bénéficie elle aussi
d'un charme inédit et plus vulgaire (le grain de beauté près
des lèvres notamment). On retiendra d'elle son déhanchement
prononcé ou son incapacité -et ce, peu importe la tenue - à
conserver ses bretelles sur ses épaules ! Dans la première
scène où elle fait son apparition, il était convenu qu'elle
relève sa robe le long de sa cuisse... trop osée, l'idée n'a
pas été retenue... Dommage !
| Parce que l'animation d'une Animale (comme les appellent Christian Renaut) permet difficilement de faire passer la sensualité et le jeu de la séduction par la gestuelle, Disney a fait don de grands yeux expressifs surmontés de longs cils racoleurs à certaines héroïnes comme Lady (la Belle et le Clochard), Duchesse (les Aristochats), Bianca, etc. Certaines comme Peg (la Belle et le Clochard) ou Rita (Oliver et Compagnie) sont également affublées d'un cocard, ce qui leur donne l'image de filles de mauvais genre... ceci dit, elles ont un coeur gros comme ça ! |
|
Ce système a également été approuvé pour les personnages secondaires dont le rôle et la présence à l'écran est minimisé comme c'est le cas de la petite fille du Livre de la Jungle qu'on aperçoit à la fin du film : son regard lui donne immédiatement un air aguicheur à l’encontre de Mowgli ! |
 |

C'est l'histoire
de deux êtres tombant amoureux et franchissant les obstacles
pour affirmer leur union qui intéresse Disney. Le grand amour
trouvé, les personnages sont finis et de manière plus
générale, parents et enfants constituent souvent des boulets
l'un pour l'autre.
Ainsi, on constatera que la plupart
des héros Disney sont orphelins. Si ce n'est pas le cas, leur
mère est morte (Blanche-Neige, Cendrillon, Ariel, Belle,
Jasmine, Pocahontas, Jane...) ou va mourir (Bambi, Rox) alors que
leur père est toujours présent. Si elle a la chance de rester
en vie et d'exercer sa fonction maternelle, la mère sera
séparée de son petit ou rejetée des autres (Dumbo, Tarzan).
Dans d'autres cas, son rôle sera tout simplement minimisé et
limité à de la figuration (la mère d'Aurore, celle d'Hercule
ou bien encore de Mulan).
En revanche, Pinocchio qui n'a
jamais eu de parents biologiques a la chance de trouver un père
en la personne de Gepetto qui lui a donné un corps et une mère
en la personne de la Fée Bleue qui lui a donné la vie, une âme
!
Les choses ne sont pas meilleures
quand la mono-parentalité est assurée par la mère. En effet,
Jim Hawkins est un délinquant dans « La Planète au
Trésor » et le docteur Doppler, ami de la famille, est
quelque part un père officieux. Quant à l’autorité que
Nani exerce sur sa sœur dans Lilo et Stitch, c’est un
fiasco total puisque la DASS est sur le point de retirer
Lilo !
Face à ce bilan désastreux, il va
sans dire que Disney préfère la femme dans le rôle d'amante,
plutôt que dans celui de mère qui est vécu comme une trahison
et puni (de mort bien souvent). Seule Chicha (la femme de Pacha
dans Kuzco) ou plus récemment Madame Indestructible semblent
capables de jongler entre les deux rôles puisqu'elles jouissent
d'une véritable complicité aussi bien avec leurs enfants que
leur mari. A l'instar de la Fée Bleue qui a coordonné la
naissance de Pinocchio avec le père spirituel qu'incarne
Gepetto, Chicha a peut être échappé à la mort parce qu'elle
porte un enfant (du jamais vu chez Disney !) et prouve ainsi que
les bébés ne naissent pas dans les roses et les choux mais par
l'union de 2 êtres, une union qui est à son apogée. De même,
Duchesse (les Aristochats) est épargnée malgré qu'elle ai
déjà eu des enfants en prouvant qu'elle est encore capable de
vivre une grande histoire d'amour (avec Thomas O' Malley). Par
là, soulignons que les moeurs ont évolué puisque Duchesse est
ici à sa 2ème histoire d'amour (minimum), Pocahontas répètera
le même schéma en s'abandonnant réciproquement à John Smith
puis John Rolfe... on est bien loin de l'image de la chaste et
prude Blanche-Neige. Les temps changent et tant pis si c'est
amoral !

Elles sont méchantes coûte que coûte mais peuvent
être belles ou hideuses !
Je vous l'accorde, elles sont bien
plus souvent laides car hormis la belle-mère de Blanche-Neige
(qui adoptera l'apparence d'une horrible sorcière tout de même)
et Maléfique dans la Belle au Bois Dormant dont la beauté est
à la fois parfaite (hautement stylisée), froide et
inquiétante, les méchantes sont généralement à faire peur.

A commencer par Madame Mime, Médusa ou Yzma qui
sont ridiculisées dans la mesure où elles appartiennent aux
plus horribles créations de l'animation et se considèrent comme
belles ! Elles passent leur temps à se maquiller (masque aux
concombres pour Yzma) et Médusa décroche la palme avec les faux
cils, les seins tombant, l'énorme postérieur dont le
déhanchement est bien moins gracieux que celui de Helga... Enfin
vous voyez le tableau !
Jadis, on a eu des femmes bien de
chez nous (des WASP bien élevées) dont tout le charme résidait
dans des gestes gracieux et leur insouciance ! Peu à peu, les
femmes ont profité d'une animation moins pointilleuse et se sont
comportées plus vulgairement. Dès lors, le sex-appeal des
héroïnes a résidé dans leur exotisme (elles viennent de pays
hispaniques, d'Extrême-Orient) ainsi que dans leurs
revendications, dans leur caractère de battantes et de rebelles
!
S'il est agréable de constater
qu'elles se servent de leur cerveau et prennent des initiatives,
les héroïnes Disney d'aujourd'hui profitent bien entendu d'un
physique non désagréable et de formes plus prononcées.
En tout état de cause, les
héroïnes représentent toujours les idéaux féminins de leurs
époques. La libération des moeurs aidant, les plus grands
fantasmes tendent à se concrétiser. On danse sur le fil de la
sensualité, on flirte parfois avec l’érotisme… quel
exercice périlleux !
Vive les héroïnes Disney !!!